Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 15:00

« Je me permets de réagir à ce post, très tardivement certes, car il contient, je crois, un certain nombre de graves erreurs.  Affirmer qu'il n'y a eu que des echecs pour la théorie de l'évolution, dans le domaine des fossiles, relève soit de la mauvaise foi, soit de la méconnaissance des indéniables découvertes récentes (nombreux intermédiaires entre les mammifères terrestres et les cétacés, entre les reptiles et les oiseaux (…) »

 

Il n’ y a aucune grave erreur dans mon texte, en tous les cas, vous n’en soulevez aucune qui soit factuelle. Pour vous, un fossile ayant l’apparence d’un loup (Pakicetus) peut parfaitement correspondre à un intermédiaire entre mammifère terrestre et cétacé (sous prétexte de « ressemblance » au niveau de la région de l’oreille interne). Je n’ai pas encore assez perdu la raison pour me laisser convaincre par ces âneries.

 

Pour la transition « reptile à oiseaux », on se rapporte essentiellement à l’Archéoptéryx. Pourtant, il s’agit d’un oiseau à part entière avec quelques caractères qu’on dit « reptiliens » comme des griffes au bout des ailes. C’est tout ? C’est ça vos arguments canon ?

 

La règle générale du registre fossile (versus vos fragments de fossiles), est la forte discontinuité du registre fossile entre les groupes majeurs de vie, et cette règle confirme directement l’idée que ceux-ci sont apparus distinctement et soudainement : un caractère propre au scénario de la Création.

 

L’explosion du Cambrien est un exemple flagrant qui regroupe à lui seul déjà des milliers de fossiles à l’appui de la création. Dans cette strate, on retrouve côte à côte près de 35 groupes de vies représentés : arthropodes, mollusques, vertébrés, etc … Il n’y a rien, absolument rien au Précambrien ni dans les strates supérieures qui puissent être un ancêtre de ces 35 formes de vies (d’ailleurs, se sont essentiellement tous les phylums existants sur Terre qui sont représentés dans ces 35 formes de vies).

 

Les quelques espèces fossiles fragmentaires, isolées, singulières et hautement interprétées en faveur de l’évolution ne font pas le poids contre la règle générale du registre fossile.

 

« Il faut bien comprendre que la fossilisation est un phénomène très rare, donc que si une espèce reste stable pendant 10 millions d'années, évolue par ex en 1000 ans il n'y a qu'une chance sur 10000 de trouver des témoins de cet évolution. »

 

Affirmer que la fossilisation est un évènement rare est d’une gratuité épouvantable. C’est comme affirmer, en cours d’enquête, que, finalement, la nature même a fait en sorte de ne pas laisser de preuve !! Et pourquoi une espèce se mettrait à muter soudainement et serait, du même coup, soumise à des pressions de sélection naturelle successives de sorte d’évoluer significativement sur 1000 ans ? Ensuite, l’espèce qui est stable pendant 10 millions d’années est elle-même une transition dans « l’histoire évolutive » de sa lignée !! Tous les stades de stabilité aurait alors laisser beaucoup de fossiles et ils sont des intermédiaires.

 

Bref, si on vous croit, il faut admettre que la vie s’est façonnée durant des millions de petites périodes de 1 000 ans, chacune ayant une probabilité restreinte de laisser des fossiles. Dans ce cas, la probabilité de laisser des intermédiaires est quand même très élevée si on tient compte du nombre important de ces petites périodes.

Par Josias - Publié dans : Créationnisme et fossiles
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 14:18

À ce que nous constatons, la montée du créationnisme soulève le même type de réactions qu'aux États-Unis, c'est-à-dire censure, mépris et dénaturation de propos. Pourquoi est-ce nécessaire si la science a tant prouvé que l'évolutionnisme est une vérité et que le créationnisme est insoutenable ? La science n'est pas un concours de popularité ni une guerre de crédibilité.

 

 

 

 

 

Le professeur Langlois, dans son article « La vigilance critique envers le créationnisme » (Le Devoir, 29 mars 2009), affirme de plusieurs façons que les créationnistes sont malhonnêtes et qu'ils concentrent leurs efforts à tromper les gens au profit de la foi. Pourtant, tous nos séminaires, conférences et articles sont axés sur la présentation de faits scientifiques qui ne sont pas contestés et qui sont en lien direct avec les prédictions du modèle créationniste. Par exemple, l'étude des plus petits organismes vivants sur Terre, les mycoplasmes, qui affichent une complexité supérieure aux ordinateurs modernes. Aussi, la forte discontinuité du registre fossile entre les groupes majeurs de vie confirme directement l'idée que ceux-ci sont apparus distinctement et soudainement : un caractère propre au scénario de la Création.

 

Pour finir, pourquoi les militants anticréationnistes affirment-ils constamment que notre théorie n'est pas scientifique, mais sans jamais faire référence aux critères de scientificité ? Serait-ce du dogmatisme ? Ces critères ont été clairement définis et acceptés dans la communauté scientifique. Brièvement, une théorie est recevable sous deux conditions : elle doit pouvoir être réfutable, au moins en théorie, et offrir des prédictions qui peuvent être passées sous la loupe de la science. Il a été démontré que le créationnisme répond mieux aux critères de scientificité que l'évolutionnisme. Par exemple, notre prédiction sur le registre fossile est beaucoup mieux définie et amplement soutenue par les découvertes.

 

Selon un sondage, 60 % des Canadiens croient que Dieu a joué un rôle direct ou indirect dans la création des êtres humains (Décima, juillet 2007). Les propos du professeur Langlois et des militants féroces semblables laissent entendre qu'ils ne font pas confiance au jugement, à l'intelligence et à l'esprit critique des gens en voulant retrancher, par un tour de force que la science ne permet pas, une réponse possible à la question des origines.

 

Par Josias - Publié dans : Créationnisme - Arguments et Actualité
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 16:44

Flagelle1 La cellule n’a pas fini de nous étonner. Le "cil principal" des cellules est une structure qui avait été classifiée par les évolutionnistes comme inutile.  Des études récentes ont permis de constater que le cil principal est tout sauf inutile ; il agirait comme un GPS au sein de la cellule.

 

 

 

Toutes les universités du monde ont des projets de recherches divers afin d’élucider le fonctionnement des milliers de structures cellulaires. Déjà les bactéries, ces cellules beaucoup moins complexes que les cellules végétales et animales, montrent des structures dont nous n’en finissons plus d’étudier.

flagellumPar exemple, le flagelle de la bactérie est depuis fort longtemps un centre d’intérêt. Cette structure locomotrice qui se trouve par centaines d’exemplaires à la surface des bactéries est d’une ingéniosité extrême. Il est composé d’environ 60 parties différentes. Des engrenages, rotors, filaments, joints, etc doivent être fabriqués dans la bactérie, transportés et assemblés au niveau de la membrane bactérienne.

 

Études sur le GPS de la cellule

cilia-and-flagella2 Une équipe de chercheurs de l’université de Copenhague au Danemark s’est intéressée au cil principal présent sur la majorité des cellules animales. Les résultats de leurs recherches sont présentés en ce mois de décembre 2008 à l’American Society for Cell Biology.

 

 

 

Science Daily  rapporte :

« Le cil principal, une structure isolée et analogue à une antenne se trouvant à la surface extérieure de presque toutes les cellules humaines, oriente les cellules afin de bouger dans la bonne direction et à la vitesse requise pour guérir les blessures, tout comme un GPS (« Global Positioning System ») aident les bateaux à naviguer jusqu’à leur destination. »

 

cilia-and-flagellaCet organite cellulaire détecte un facteur protéique associé avec la présence d’une blessure. Lorsque le cil principal est stimulé par ce facteur protéique, il dirige les cellules « fibroblastes » vers la blessure.

 

 

Christensen résume ainsi :

« La découverte réellement importante est que le cil principal détecte les signaux, ce qui indique aux cellules d’engager leur compas de lecture et de bouger dans la bonne direction pour fermer la blessure »

 

Structure inutile vous disiez ?

Les études sur le cil principal ont misent en lumière une autre fausseté issue de la théorie de l’évolution. Cette structure avait été décrite par les évolutionnistes comme étant un vestige, c’est-à-dire une structure aujourd’hui inutile mais héritée d’un ancêtre de la cellule. Cet ancêtre (inconnu et inexistant aujourd’hui …) aurait eu un cil principal fonctionnel mais en évoluant, la fonction de ce cil serait devenue inutile et inopérante (du lamarckisme déguisé …).

Science Daily  conclut ainsi :

« Autrefois décrit comme un organite vestigial abandonné par « l’époussetage évolutionniste », le cil principal, dans la dernière décennie, s’est élevé comme un détecteur cellulaire vital à la racine d’un large éventail de troubles de santé (…) »

 

Dans la théorie créationniste, chaque organe et structure biologique a été conçu pour l’organisme qui le porte.  Si aucune fonction n’est connue actuellement pour un tel organe, nous prédirons alors que la science finira par la trouver.

 

C’est très exactement se qui s’est produit dans ce cas de biologie cellulaire aussi bien qu’en anatomie humaine : rappelons que chez l'humain, une centaine d'organes dits vestigiaux avaient été répertoriés au début du 20e siècle. Pourtant l’avancement de la science a permit de mettre à jour la fonction biologique de chacun d’eux. Même le coccyx et l’appendice ont bel et bien des fonctions importantes (points d’attachements de muscles et fonctions lymphatiques, respectivement).

 

Le point capital qui ressort de ces constats scientifiques est que la théorie créationniste se montre supérieure au niveau prédictif que la théorie de l’évolution qui n’accumule que des déboires.

 

Source:

Primary Cilium As Cellular ‘GPS System’ Crucial To Wound Repair (25 décembre 2008) http://www.sciencedaily.com/releases/2008/12/081217190330.htm

Par Josias - Publié dans : Merveilles de la Nature
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 20:56

« La théorie de l'évolution est scientifique. Bien sûr elle est très incomplète, avec des zones d'ombres importantes. Comme plusieurs théories fondamentales sur l'univers et la nature. Mais ce n'est pas une théorie partisane et irréaliste. Ni un complot antichrétien. »

 

Il faut définir ce qu’est une théorie scientifique avant tout. Il y a plusieurs critères généralement acceptés, mais un en particulier est le critère de réfutabilité. C'est-à-dire qu’une théorie ne peut pas être validée par tout et son contraire sinon, le test scientifique devient inutile. Or, le test des fossiles est de loin le plus important en ce qui concerne les origines puisque le registre fossile est le seul témoin de l’histoire de la vie. Dans ce domaine et pour la théorie de l’évolution, il n’y a eu que des échecs au fil du temps (fraudes, reclassifications, preuves très fragmentaires, extrapolations, interprétations). Tellement, que Gould (évolutionniste fameux) a proposé une nouvelle version de la théorie qui affirme que l’évolution se fait trop vite entre certains groupes de vie et il est alors normal de voir un registre fossile discontinu à tous les niveaux. C’est donc dire que peu importe ce qu’on trouve dans le registre fossile (un semblant d’intermédiaire aussi bien qu’un trou béant) et bien on affirmera tout de même le lien évolutif entre les 2 formes de vie.

 

Force est d’admettre que la théorie de l’évolution est devenue fortement déficiente en ce qui a trait aux critères de scientificité. Darwin avait proposé une version beaucoup plus rigide et plus logique de la théorie de l’évolution, mais les fossiles ne l’ont jamais appuyé si ce n’est de quelques fossiles ici et là, fortement interprétés.

 

« l'âge de la terre et de l'univers (mais ce n'est que la question mineure de l'évolution géologique) (je ne comprends pas qu'on cherche à démolir cette idée au nom de la Bible, jusqu'à chercher des arguments pour prouver que la terre est jeune. Aucun argument de "terre jeune" ne tient la route, et c'est ridiculiser la Bible que de vouloir lui faire dire ce qu'elle ne dit pas) »

 

C’est l’inverse qui s’est produit au cours de l’histoire : on a toujours avancé un âge jeune à la Terre. Le point est que l’avènement des théories matérialistes (Big bang, abiogenèse et évolution) requiert beaucoup de temps. Au début on s’est contenté de dire que la Terre avait probablement quelques millions d’années, mais avec la découverte de la complexité infinie trouvée même chez les micro-organismes, on a rapidement requis des milliards d’années. Les « méthodes » utilisées, c'est-à-dire les méthodes radiométriques, sont complètement ajustables aux résultats souhaités. On peut même obtenir comme résultat qu’une lave récemment solidifiée à un âge de 5 millions d’années, ce qui est d’ailleurs commun.

 

Outre ces inconsistances flagrantes, rappelons que ces méthodes ne peuvent pas être calibrées puisque nous n’avons pas d’échantillon index (ex; avoir une roche dont l’âge de plusieurs millions d’années serait connu de façon absolue). Elles n’ont alors aucune crédibilité mathématique.

 

D’autre part, des indices géochronologiques indéniables montrent que la Terre est jeune (sans donner d’âge). Ces indices sont tout simplement issue de l’étude de phénomène de dégradation (telles la perte de force du champ magnétique ou l’érosion des continents). Les scientifiques mesurent annuellement les incréments de ces phénomènes et ils sont si importants que la Terre ne peut même pas avoir 1 seul petit million d’années!

 

Les évolutionnistes jonglent avec cette patate chaude en se repliant sur des « phénomènes » de réversion, totalement hypothétiques et inobservables puisqu’en théorie, ils se produiraient très lentement, imperceptiblement, sur des millions d’années.

 

Une autre preuve absolue est celle qui se base sur la présence de matériaux organiques contenant une haute teneur en carbone 14 (C14) et se trouvant pourtant dans des strates géologiques que l’on « date » (à cause de l’évolution) à des centaines de millions d’années. Le point ici est fort simple : le C14 se dégrade complètement en éléments stables après 100 000 ans. Donc, une strate contenant des matières organiques à haute teneur en C14 n’a pas encore 100 000 ans. Si elle avait plus de 100 000 ans, tous les éléments organiques qu’elle contient auraient eu le temps de dégrader leur C14 en éléments stables.

 

Encore une fois, les évolutionnistes n’ont pas manqué de tricoter une façon de contourner ce fait scientifique connu depuis plus de 30 ans après que des dizaines de milliers d’échantillons de toute sorte de matières organiques aient été répertoriés, testés et documentés par les revues spécialisées en radiométrie. On n’a énoncé le manque de précision des appareils de mesure ou la contamination des échantillons. Ces 2 points ont été réglés au cours du temps alors que les échantillons subissent de puissants tests d’acide et que les appareils de mesure sont devenus ultra sophistiqués. Résultat : les échantillons présentent les mêmes niveaux de C14.

 

Article à cet effet : La terre : milliers ou milliards d'années ?

 

« la parenté forte entre l'homme et l'animal, et le vivant en général. Si on admet la validité des ressemblances d'organisation et de fonction, le nombre de gênes ADN en commun, on ne peut qu'accepter que les plus proches parents de l'homme sont les primates. Darwin ne connaissait rien à l'ADN mais se basait uniquement sur les ressemblances, mais l'ADN est une preuve claire de la parenté. »

 

Une ressemblance, ce n’est pas un critère scientifiquement recevable. C’est un critère subjectif qui peut s’expliquer par l’évolution ou par la création, mais cela n’a jamais été un argument. Le créateur a « inventé » l’ADN et l’a utilisé pour le monde vivant en entier. Logique non ? De la même façon, un concepteur de programmes ne change pas de langage de programmation à chaque nouvelle conception.

 

« Les mutations naturelles restent toutefois l'une des seules hypothèses scientifiquement crédibles. »

 

Personne n’a jamais été capable d’en apporter la moindre preuve crédible, si ce n’est de quelques cas de mutations chez les bactéries qui leur confèrent la chance de survivre en échange d’un handicap (ex : perte partielle d’affinité d’une enzyme ciblée par l’antibiotique).

 

Cela dit, imaginez que la création ait été faite pour qu'elle évolue naturellement vers l'apparition de la vie, et finalement celle de l'homme ? Génial, l'inventeur !

Seul Dieu est capable d'une telle prouesse... Et en plus de par sa simple parole (il suffit qu'il dise, et la chose se fait), si j'en crois la Bible...Et quand tout est prêt, Dieu met sa touche finale, particulière,... Pourquoi pas ? Je pense que cette conception serait tout à fait biblique et laisserait la science libre de découvrir les mécanismes de cette création, sans interférer nullement avec la foi.

 

Non, cette interprétation est de toute évidence sans aucun lien avec la Bible. Montrez-moi un passage qui laisserait entendre que Dieu a laissé le jeu du hasard des mutations faire le travail à sa place ?? La création est merveilleuse à ce point pour qu’on Lui rendre gloire en constatant sa beauté et ingéniosité infinie. Aucun ingénieur humain n’est assez stupide pour laisser des matériaux inertes se rencontrer aléatoirement et se combiner aléatoirement.

 

Je vous laisse sur cette citation de Nature qui concerne justement la conception des systèmes complexes. Quand on sait que la bactérie la moins complexe sur Terre (Mycoplasma Genitalium avec ses 500 gènes) est plus complexe qu’un ordinateur moderne, on comprend que cette citation en dit long sur l’origine de la complexité :

 

« L’ingénierie ne consiste pas à laisser les systèmes exister. Il s’agit plutôt de faire bouger les choses, de convergence, de création optimale et d’uniformité de fonctionnement. L’ingénierie consiste à assembler des pièces qui fonctionnent de façons précises, c’est-à-dire de concevoir des systèmes complexes. »

 

J.M. Ottino, “Engineering complex systems,” Nature 427, 399 (29 janvier 2004); doi:10.1038/427399a

Par Josias - Publié dans : Créationnisme - Arguments et Actualité
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 16:25

Le phénomène de la résistance des bactéries aux antibiotiques est au coeur de bien des recherches étant donné les impacts désastreux qui en résultent. Les causes de la résistance sont multiples et elles sont de plus en plus comprises et documentées. 

La propagande évolutionniste a récupérée ce phénomène et l'a proclamé "un argument incontournable de l'évolution". Bien entendu, les causes sous jacentes induisant la résistance sont rarement détaillées dans la littérature évolutionniste. Il faut se référer directement aux études microbiologiques pour comprendre les causes précises. Cet exercice permet de conclure que l'évolution est plutôt mise à mal : les mutations qui causes la résistance produisent du même coup des dysfonctionnements significatifs.

Le "mécanisme" de l'évolution

 

L’effet final du " mécanisme " proposé par la théorie de l’évolution est la formation de nouveaux gènes chez une espèce. Par exemple, si la bactérie possède 1 000 gènes au départ, après " évolution " elle devrait contenir 1 000 + 1 gènes. Ce nouveau gène coderait alors une nouvelle fonction biologique s’intégrant au génome de la bactérie.

 

 

Si l’on évalue ce phénomène à la lumière de la théorie des probabilités et la génétique, on se rend rapidement compte que ce "mécanisme" n’est que pure folie. En fait, la probabilité d’obtenir un nouveau gène codant pour une nouvelle fonction biologique (grandeur moyenne chez une bactérie : 1000 bases) est de l’ordre de 10Exp-480 ceci en prenant une période hypothétique de 15 milliards d’années avec tous les atomes de l’univers disponibles pour une mutation à toutes les millisecondes (selon certains auteurs, 10Exp-50 représente une probabilité de 0). On ne peut être étonné de constater que les évolutionnistes n’ont toujours pas trouvé d’exemple réel d’évolution. Ces derniers se limitent plutôt à des exemples de sélection naturelle.

 

La résistance aux antibiotiques

 

Il y a plusieurs scénarios qui peuvent mener une espèce de bactérie à résister soudainement à un antibiotique. Généralement, les molécules antibiotiques pénètrent la bactérie et neutralisent une protéine importante de la bactérie. Ceci altère une voie biochimique vitale et la bactérie meurt ou ne peut se reproduire.

 

Les antibiotiques sont souvent extraits de sources naturelles tels les champignons. Or, les bactéries du sol qui vivent dans le même milieu que ces champignons (ou qui sont elles mêmes la source de l’antibiotique) produisent déjà des enzymes qui neutralisent l’antibiotique. Dans le cas contraire, ces bactéries ne pourraient pas vivre en étroite relation avec ces champignons (ou s’intoxiqueraient dans le 2e cas).

 

Deuxième point intéressant : les bactéries possèdent une caractéristique unique qui consiste à s’échanger de l’information génétique entre bactéries. Les bactéries sont dotées d’un plasmide (une unité indépendante du chromosome bactérien) qui contient plusieurs gènes (souvent des gènes de résistance). Lorsque deux bactéries viennent en contact (même d’espèces différentes), une copie du plasmide est échangée. Ces deux faits expliquent la majorité des cas de résistances, c’est-à-dire les cas où la bactérie produit une enzyme qui neutralise l’antibiotique (une enzyme qu’elle ne produisait pas avant l’arrivé de l’antibiotique dans son environnement). Ici, il est parfaitement clair qu’il ne s’agit pas d’évolution puisque aucun nouveau gène n’est formé. Le gène qui induit la résistance provient d’une autre espèce qui, à notre connaissance, a toujours été résistante.

 

" Car nombre de gènes de résistance présentent une curieuse particularité : dits " gènes sauteurs ", ils ont l’art de passer du chromosome au plasmide (et vice versa) par simple " couper-coller ". Nombre de gènes de résistance proviendraient ainsi de souches naturellement résistantes. Certains auraient même été " empruntés " aux bactéries du sol, dont on extrait les antibiotiques et qui possèdent donc pourtant l’antidote au " poison " qu’elles sécrètent "

 

Science et Vie " Comment les bactéries résistent-elles aux antibiotiques? " (juillet 2003) p. 124-126.

 

 

Un handicap qui produit une résistance

 

Certains cas de résistances émergent lorsque la bactérie subit des mutations génétiques. Un cas particulier est celui où une mutation provoque un disfonctionnement des canaux de la membrane bactérienne. Ainsi, les molécules antibiotiques ne peuvent plus pénétrer la bactérie pour atteindre les protéines cibles. Dans d'autres cas, c'est la structure de la protéine cible qui change, ainsi la molécule antibiotique ne se fixe plus à sa cible.

 

Il est important de réaliser que la bactérie ne développe pas un « mécanisme de résistance ». Elle développe un disfonctionnement qui est à son avantage dans les circonstances. Elle n'a aucune fonction additionnelle ou organite additionnel tel que l'évolution le prédit. Pour qu'une bactérie " évolue " et devienne éventuellement une algue, un poisson, une grenouille, … cela demande des quantités énormes en informations génétiques additionnelles. La biologie nous indique que les êtres vivants se défendent rigoureusement contre des variations ou augmentations aléatoires d'informations génétiques et que les rares cas de mutations " bénéfiques " observés ne sont pas des additions d'informations mais un changement dans une fonction déjà existante qui s'avère, dans les circonstances, bénéfique. Cela ne signifie pas qu'à plus long terme le changement est réellement bénéfique (comme par exemple, la perte de perméabilité de la membrane bactérienne).

 

Pour compléter sur le sujet de la résistance acquise par mutation, voici plusieurs cas* ainsi que l’explication (le phénotype) qui cause la résistance. Dans tous les cas, il n’y a aucune augmentation du génome en termes d’information, ce que l’évolution prédirait et se dit expliquer.

 

Conclusion

 

L'exemple le plus cité d’évolution en est un qui démontre exactement le contraire de l’évolution : que mutation + sélection naturelle résulte en un génome dégénéré cad que les protéines ont un potentiel réactionnel soit réduit ou neutre (voir la liste ci-bas) et ceci déjoue l’antibiotique mais réduit potentiellement l’efficacité des fonctions intra cellulaire.

 

Ceci indique seulement que la sélection naturelle oblige les vivants à se comporter selon la règle de « coût-bénéfice ». Le coût potentiel de la mutation est une perte d’affinité (totale à l’antibiotique) mais peut-être à partielle à d’autres biomolécules importantes du fonctionnement de la bactérie. Le bénéfice est énorme : la survie. Vaut mieux se couper un bras et survivre que rester entier et mourir. Mais votre survie ne signifie pas que vous êtes un être plus complexe, avec davantage de fonctions biologiques (au contraire). C'est donc dire que toute cette "argumentation" évolutionniste n'explique absolument rien du point de vue des origines.

 

La liste suivante énonce, pour chaque antibiotique à droite, la raison de la résistance. Dans tous les cas, il s'agit de perte de fonctionnalité (complète ou partielle) et jamais de gain d'information génétique ou de gain d'une quelconque nouvelle fonction. 

 

 

*Antibiotique    //      Phénotype

 

Actinonin -- Loss of enzyme activity

Ampicillin -- SOS response halting cell division

Azithromycin -- Loss of a regulatory protein

Chloramphenicol -- Reduced formation of a porin or a regulatory protein

Ciprofloxacin -- Loss of a porin or loss of a regulatory protein

Erythromycin -- Reduced affinity to 23S rRNA or loss of a regulatory protein

Fluoroquinolones -- Loss of affinity to gyrase

Imioenem -- Reduced formation of a porin

Kanamycin -- Reduced formation of a transport protein

Nalidixic Acid -- Loss or inactivation of a regulatory protein

Rifampin -- Loss of affinity to RNA polymerase

Streptomycin -- Reduced affinity to 16S rRNA or reduction of transport activity

Tetracycline -- Reduced formation of a porin or a regulatory protein

Zittermicin A -- Loss of proton motive force

 

Par Josias - Publié dans : Évolution
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