Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /Nov /2007 19:03

Un évolutionniste me pose la question suivante :

 

(…) Comme résultat, nous aurons une nouvelle espèce désavantagée et une autre "avantagée". Dans le milieu dans lequel elles vivent, le changement ALEATOIRE qu’une des deux a subi donne ce résultat.

Ici, nous arrivons à la conclusion. Aucune intelligence supérieure. La sélection naturelle fera d’elle même; l’espèce désavantagée disparaitra et l’autre survivra et perpétuera sa descendance.  

 

Vous pouvez m expliquer ce qu’il y a d’erroné dans cette petite histoire? Et surtout ce qui ne peut être possible?

 

 

 

Réponse

 

Une espèce "avantagée" est une expression vague qui contribue à faire croire que l'évolution est crédible. Nous sommes dans le débat des ORIGINES, il faut donc proposer un mécanisme d'apparition des caractères biologiques. Une "espèce avantagée", ça ne dit rien de précis à ce sujet. Par exemple, les bactéries qui résistent aux antibiotiques suite à une mutation sont "avantagées" mais la source de la résistance est la déformation (et perte d'affinité) de l'enzyme bactérienne ciblée par l'antibiotique. Ce cas classique, pourtant largement diffusé par les évolutionnistes, montre une diminution du potentiel biologique d'une fonction existante. La bactérie n'a donc aucun gène nouveau, aucune nouvelle fonction. 

 

 

En bref, les évolutionnistes ont proposé que des mutations génétiques aléatoires produiraient de nouveaux caractères biologiques qui seraient ensuite favorisés par la sélection naturelle. L'évolution repose alors sur le hasard et les évolutionnistes sont outrés de ce constat et détournent la réalité en évoquant la sélection naturelle, habituellement sans vraiment fournir d'explications, mais en rejetant alors le caractère aléatoire du mécanisme d'origine inhérent à la théorie de l'évolution. 

 

 

 

Il faut d'abord bien comprendre où intervient la sélection naturelle. Voici une analogie : Vous jouez à la loterie et si vous gagnez, vous conservez le billet, si vous perdez, vous jetez le billet. Est-ce que le fait de conserver ou pas le billet (sélection) augmente vos chances de gains ? La probabilité de gagner reste la même.

 

Article complet à ce sujet :

Une preuve mathématique de l’impossibilité de l’évolution

http://www.creationnisme.ca/publication/articles/prop_gene.jsp?section=publication  

 

 

 

 

Logique créationniste

 

Pour moi, un ordinateur ou n’importe quel système complexe, organisé et contenant de l’information requiert une cause intelligente pour son origine. Pourquoi la cellule devrait être exclue du cadre logique normal ?

 

 

D'un autre côté, rien en biologie ou en génétique n’est expliqué par l’évolution, absolument rien. C’est la raison pour laquelle l’évolution, malgré que tous ses « arguments » soient abandonnés un à un au fil des décennies, est encore une idéologie dominante : les scientifiques ne travaillent tellement pas avec cette théorie que la remettre en cause ou pas n’aura aucun effet sur l’avancement de la science. C’est comme une pièce de votre moteur qui serait complètement « capoute » mais qui n’empêche aucunement le moteur d’avancer. Ça prouverait sa totale inutilité.

Si je sais qu’une cause intelligente peut conceptualiser et agencer un système complexe, alors n’est-ce pas une approche purement logique d’affirmer que la cellule ou n’importe quel organe ou fonction biologique, des milliers de fois plus optimaux et complexes que les conceptions humaines, requièrent une cause intelligente pour leur origine ? C’est au moins une théorie recevable. Après leur origine, les différents caractères peuvent subir de légères modifications (ex : poils d'un animal : longueur, couleur.) mais jamais ces modifications ne peuvent entrainer un changement de fonction.

Bien que le créateur intelligent ne puisse être observé, 40 millions d’années d’évolution ne le sont pas plus. Les théories doivent au moins être en mesure de fournir des conséquences sur le monde réel qui seraient observées si la théorie était véritable. Les symbioses, les complexités irréductibles, le génome minimal, la discontinuité du registre fossile et des groupes de vies sont tous des faits scientifiques qui appuient la théorie de la création (tous détaillés sur ce blog).

De la même façon, la sélection naturelle ne peut agir que lorsqu’un nouveau caractère biologique avantageux apparait. La sélection naturelle n’augmente pas les chances qu’une mutation génétique avantageuse se produise.

Par Josias - Publié dans : Évolution
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 17:54

L’Explosion cambrienne est le phénomène paléontologique caractérisé par l’apparition soudaine de 35 formes de vie dans la même strate géologique. On y trouve des mollusques, arthropodes et même des vertébrés par exemple. Dans les strates du dessous (le Précambrien) on ne trouve aucune forme de vie ressemblant à ces 35 phylums. C’est pourquoi on parle d’apparition soudaine (prédiction de la Création) plutôt qu’apparition graduelle par la modification des ancêtres (prédiction de l’Évolution).

 

Les évolutionnistes rétorquent que le Cambrien a duré 40 millions d’années et on ne peut alors pas parler « d’apparition soudaine » ... 

 

Voici ma réponse :

 

Les millions d’années, cela n’existe pas sur le terrain ! Ce n’est rien d’empirique. Ce qu’on trouve ce sont des mollusques dans une strate et absolument rien qui ferait « le pont » entre des multicellulaires « primitifs » et ces mollusques (dans n’importe quelle autre strate, inférieure ou supérieure). La séquence réelle et observée des fossiles montre, POUF! : des mollusques, des arthropodes, etc … (En fait, 35 phylums apparaissent d’un bloc).

 

Dire qu'il y a 40 millions d'années qui s'est écoulé ne change rien au fait de l'absence totale d'espèce intermédiaire entre les premiers multicelullaires et les 35 phylums du Cambrien (sans oublier les espèces intermédiaires entre les 35 phylums eux mêmes). 

 

Je rejette les idéologies (« millions d’années ») qu’on calque sur les données pour leur attribué un autre sens. (voir l’article La terre : milliers ou milliards d'années ? http://lifeorigin.over-blog.net/article-5276772.html)

 

 

Pour finir, voici une citation intéressante. Je sais qu’il s’agit d’un évolutionniste et que malgré les apparences, il compte trouver des modèles et des explications sur comment l’évolution aurait pu produire une telle explosion ou apparition soudaine des formes de vie. Mais essayez de lire la citation en regard des FAITS scientifiques et non pas des « solutions » pour faire « fitter » l’évolution dans les données. Ensuite, demandez-vous quelles prédictions sont validées par les faits : créationnistes ou évolutionnistes ?

 

“Major transitions in biological evolution show the same pattern of sudden emergence of diverse forms at a new level of complexity.  The relationships between major groups within an emergent new class of biological entities are hard to decipher and do not seem to fit the tree pattern that, following Darwin ’s original proposal, remains the dominant description of biological evolution.  The cases in point include the origin of complex RNA molecules and protein folds; major groups of viruses; archaea and bacteria, and the principal lineages within each of these prokaryotic domains; eukaryotic supergroups; and animal phyla.  In each of these pivotal nexuses in life’s history, the principal “types” seem to appear rapidly and fully equipped with the signature features of the respective new level of biological organization.  No intermediate “grades” or intermediate forms between different types are detectable.”

 

Eugene V. Koonin, “The Biological Big Bang model for the major transitions in evolution,” Biology Direct 2007

 

« L’extrême rareté des formes de transition est le secret de fabrique de la paléontologie... L’historique de la plupart des espèces fossiles comprend deux caractéristiques allant à l’encontre du gradualisme :

 

1. La fixité. La plupart des espèces ne démontrent aucun changement de direction tout au long de leur durée sur terre. Dans le registre fossile, leur apparence est à peu près la même à leur disparition; les changements morphologiques sont habituellement limités et sans direction.

 

2. L’apparition soudaine. Peu importe la zone locale, les espèces n’apparaissent pas graduellement, à la suite de la transformation constante de leurs ancêtres; elles apparaissent plutôt tout d’un coup et « complètement formées »

 

S.J. Gould; Natural History 86:14 (1977)

 

« On croyait que la paléontologie allait nous donner la capacité de « voir » l’évolution. Elle a plutôt mis en évidence de sérieuses difficultés… La plus connue serait la présence de « trous » dans le registre fossile. L’évolution exige des formes intermédiaires et la paléontologie ne les fournit point. »

 

David Kitts, Evolution 28:467, 1974.

 

 

En bref, la prédiction créationniste est bien que chaque groupe d’animaux a été créé séparément/distinctement et relativement soudainement. La séquence des fossiles, (quand on voit le registre fossile comme des écosystèmes fossilisés plutôt que des « époques ») montre exactement ce cas de figure, sans besoin d’interprétation, juste par une constatation directe des données empiriques globales.

 

Par Josias - Publié dans : Créationnisme et fossiles
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Mardi 21 août 2007 2 21 /08 /Août /2007 21:58
Une étude récente (Current Biology, édition du 4 Septembre 2007) rapporte que le corbeau de New Caledonian utilise un "outil" pour atteindre un autre outil plus long qui lui permettra ensuite d'atteindre un morceau de nourriture. On croyait que ce type de stratégie intelligente était présente seulement chez le singe, ce qui constituait « une preuve » que le singe était l'ancêtre de l'homme.
 
La stratégie utilisée par le corbeau est du type "raisonnement analytique" plutôt que "essais et erreurs". Le corbeau doit arrêter d'essayer d'atteindre la nourriture avec l'"outil" court et réaliser qu'il peut atteindre l'"outil" long avec le court et ensuite la nourriture avec l'outil long. Six corbeaux sur sept ont tenté d’atteindre l’outil long avec le court à leur première tentative de résolution du problème.  
 
Selon les chercheurs, ce type de stratégie est du même niveau que les meilleures performances des grands singes.
 
Les évolutionnistes ont fait un gros cas avec l’intelligence des singes qui montrerait notre affiliation évolutive avec ceux-ci. L’argument n’a maintenant plus aucun sens. Le cerveau des oiseaux est l’un des plus petits parmi les animaux terrestres et il a le potentiel d’atteindre le même niveau d’intelligence que les singes.
 
Si on suivait le raisonnement évolutionniste, le corbeau serait un ancêtre direct potentiel de l’humain …
 
 
Taylor et al.: "Spontaneous Metatool Use by New Caledonian Crows." Current Biology 17, 1--4, 4 septembre, 2007. DOI 10.1016/j.cub.2007.07.057.
Par Josias - Publié dans : Merveilles de la Nature
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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 20:43

Le fil que produit l’araignée pour fabriquer sa toile suscite un grand intérêt dans le domaine des matériaux. Encore une fois, les biologistes et ingénieurs réalisent que les inventions humaines sont des dizaines de fois sous optimales à leurs équivalents que l’on retrouve dans le monde vivant. C’est pourquoi un projet conjoint impliquant l’armée américaine et une firme de biotechnologie, Nexia, a permis d’annoncer la réussite des premières imitations de ce matériau.  

De quoi faire rêver

Le fil d’araignée est une « nanofibre » de haute performance. Ce fil qui est d’une épaisseur 10 fois plus petite qu’un cheveu peut arrêter une abeille voyageant à 20 milles à l’heure sans se rompre.

Le matériau composant le fil d’araignée est 5 fois plus solide que l’acier (à poids égal) et il est du même coup flexible ! Non polluant autant pour sa fabrication que sa dégradation, ce matériel fait rêver toute l’industrie des matériaux.

Un rapport de la revue Science de janvier 2002 affirmait :

La soie d’araignée est plus solide que le kevlar et plus extensible que le nylon, une combinaison de propriétés j’avais vue dans aucune autre fibre.

Une merveille

 

L’araignée produit cette soie mais elle doit aussi l’excréter de façon synchronisée pour la fabrication de la toile. Sur l’abdomen de l’araignée se trouve plusieurs fois un organe multi-poreux (spinneret) qui excrète la matière lorsque l’araignée active les muscles de cette région.  (voir photo : http://www.astrographics.com/GalleryPrintsIndex/GP2017.html)

Aussi, la confection de la toile de l’araignée est une merveille en soit. Un article de National Geographic d’août 2001 rapportait ceci :

Vous avez essentiellement un animal aveugle avec un système nerveux limité qui construit une structure compliquée dans un environnement imprédictible. L’araignée fait ce qui serait pour l’humain des calculs très complexes : Combien est grand l’espace ouvert ? Combien de soie est-ce que j’ai ? Combien de point d’attachement sont disponibles ? Les araignées ne sont pas des petits automates faisait faisant la même chose encore et encore. Elles sont flexibles. Et elles ne sont pas stupidement flexibles, elles sont intelligemment flexible.

 

Est-il possible qu’une araignée un jour ait vu soudainement apparaître sous son abdomen de la soie et que du même coup tout son système nerveux se soit synchronisé pour produire ce matériau technologiquement très avancé juste au bon moment et pour construire, sans savoir pourquoi, une toile !? Une araignée ne « sait pas » qu’une toile va lui procurer son moyen de survivre. Elle le fait par instinct génétique, c’est-à-dire que cet instinct est programmé dans ses gènes.

 

En conclusion, il doit y avoir les gènes qui produisent la soie d’araignée ; une tâche qu'un ingénieur actuel ne pourrait pas égaler. Au même moment, il doit y avoir les gènes qui induisent la production des organes très complexes qui permettrent l’excrétion du liquide et sa réorganisation moléculaire qui produit le puissant fil d’araignée. Pour finir, l’araignée doit avoir l’instinct génétique qui lui permet de résoudre plusieurs problèmes complexes pour fabriquer sa toile.

 

Tout ça du même coup. Ce n’est pas difficile de croire qu’un créateur intelligent existe quand on considère que des centaines d’ingénieurs n’ont pas assez de connaissance et d’intelligence pour arriver à seulement 10% des résultats que des petites bestioles produisent. Par contre, croire que ces nombreux mécanismes génétiques sont apparus simultanément, en synchronisation, par le concours du hasard est à mon avis inqualifiable, mais j’utiliserais l’expression la plus polie : une pure folie.

Source : “Mammalian Cells Spin a Spidery New Yarn” Science, 18 janvier 2002: Vol. 295. no. 5554, pp. 419 – 421

“Nexia and US Army spin the world’s first man-made spider silk performance fibers” http://www.eurekalert.org/pub_releases/2002-01/nbi-nau011102.php

Par Josias - Publié dans : lifeorigin
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 16:13
C’est le 8 juin 2007 que le Conseil de l’Europe (le « Conseil ») a publié un document intitulé « Les dangers du créationnisme dans l’éducation ». Cette publication veut éradiquer toute forme de créationnisme et surtout éviter que les programmes d’enseignement abordent le sujet comme une véritable théorie scientifique.
 
Introduction
 
Nous allons aborder la majorité des 19 points d’opposition au créationnisme. Mais tout d’abord, voici quelques caractéristiques intéressantes concernant ce document :
 
1)    Le Conseil a été fondé en 1949. Son but est le développement de la démocratie basé sur la Convention européenne des Droits Humains. Le Conseil compte 48 états membres et 5 pays observateurs.
2)    Le projet de résolution contient 19 points qui représentent chacun une attaque contre les créationnistes et contre la théorie créationniste.
3)    Il est basé sur seulement 2 ouvrages qui ne sont pas des références scientifiques véritables : Jacques Arnoult « Dieu versus Darwin » (2007) et Pascal Picq « Lucy et l’Obscurantisme » (2007).  
4)    Utilisation effrénée d’expressions péjoratives visant des individus plutôt que la théorie : intégristes, fondamentalistes, extrémistes religieux, mouvement d’extrême droite …
5)    Plusieurs confusions terminologiques ; par exemple, le texte affirme que l’évolution est une « véritable science » ce qui constitue une erreur fondamentale de terminologie. L’évolution est tout au plus une théorie.
6)    Fabulations : il est affirmé qu’une partie des créationnistes « rejette catégoriquement le discours scientifique » (paragraphe 31). Or, les organisations scientifiques créationnistes sont composées de dizaines de détenteurs de doctorats en science qui sont des chercheurs dans leur université et publie dans les revues séculières.
7)    Le texte suppose que le but ultime des créationnistes est d’enseigner le créationnisme dans les écoles ce qui est totalement faux. (voir point 3)
8)    Le texte propose presque un seul exemple d’évolution ; celui de la mutation du virus du Sida comme preuve de « la capacité de tout organisme à évoluer ». Cet exemple est complètement hors contexte et n’explique rien du point de vue des origines.
 
Inusités
Paragraphe 32 : Selon le «créationnisme scientifique», l’auteur de la création, tel que présenté dans la bible, est constamment présent et intervient dans les différents processus qui concourent à l’évolution.
Les plus grands centres de recherches scientifiques créationnistes sont :
 
Creation Research Society  http://www.creationresearch.org/
Institute for Creation Research   http://www.icr.org/
Answers in Genesis    http://www.answersingenesis.org
Discovery Institute     http://www.discovery.org/
Aucun d’entre eux n’endosse la position décrite par le Conseil au paragraphe 32. Le conseil a rédigé une opposition sur de multiples bases erronées. Nul ne s’étonnera de ne trouver aucune référence qui démontrerait que les scientifiques créationnistes « rejettent la science » (alors que c’est leur gagne-pain) ou qu’ils adhèrent à une « évolution dirigée par Dieu ».
 
Paragraphe 23 : Incontestablement, l’évolution est une véritable science.
Cet abus de langage est aussi malhonnête que scandaleux. La Science est définie de plusieurs façons, mais généralement on s’entend pour la décrire comme une démarche intellectuelle détachée du dogmatisme ou encore l’ensemble des connaissances vérifiées par observations/expérimentations. Ensuite, nous avons décrit des disciplines scientifiques : mathématiques, chimie, biologie, physique, mécanique, optique, astronomie, économie, sociologie…
Pour finir, nous avons des théories scientifiques qui n’ont pas encore fait leur entrée comme connaissances acquises.
L’évolution est plus proche du dogmatisme que d’une véritable théorie scientifique. Le projet de résolution du Conseil en fait preuve.
Finalement, l’évolution ne peut pas être vérifiée par observations/expérimentation puisque, par définition, les caractères morphologiques telles les plumes et les ailes d’oiseau seraient apparues sur des périodes de dizaines de millions d’années, échappant ainsi à toute possibilité d’observation. Le discours évolutionniste se concentre alors sur des fragments de fossiles d’espèces d’oiseaux éteintes et qui ont des caractéristiques inusités. L’Histoire se répète : les évolutionnistes exploitent les coins obscurs de la Science au profit de leur propagande.
 
Étude des points présentés dans le projet de résolution
 
1.       L’Assemblée parlementaire s’inquiète de l’influence néfaste que pourrait avoir la diffusion de thèses créationnistes au sein de nos systèmes éducatifs et de ses conséquences sur nos démocraties. Le créationnisme, si l’on n’y prend garde, peut être une menace pour les droits de l’homme qui sont au cœur des préoccupations du Conseil de l’Europe.
Le créationnisme ou le dessein intelligent (ID) est la théorie qui suppose que la vie et l’Univers ont pu apparaître que par une cause intelligente, un Dieu créateur, vu leur complexité et harmonie extrême. Tous les arguments qui soutiennent ce point de vue sont tirés des grands constats de la biologie et de la paléontologie. Le créationnisme biblique donne une séquence des évènements dans le livre de la Genèse. 
Dans aucune de ses formes, le créationnisme ne porte atteinte à la démocratie ou aux droits humains, il n’y a même pas de rapport entre les deux. Cette accusation du Conseil est scandaleuse et aucunement soutenue dans le document. La Bible enseigne l’amour du prochain, le pardon et même de prier et bénir ses ennemis. Le Darwinisme enseigne que nous ne sommes que des animaux et les notions de moralité et d’attention envers le prochain n’ont aucun sens dans un monde qui origine par évolution.   
Rappelons que le créationnisme, soutenu majoritairement par des organismes scientifiques (et non des religions ou églises), ne pourrait être tordu d’aucune manière pour encourager n'importe quelle forme de mal. Il ne fait qu’affirmer qu’un Dieu créateur et amour existe. Le darwinisme à pour sa part été une des sources de motivation des 3 régimes totalitaires les plus meurtriers du dernier siècle. Les 3 dictateurs étaient de fervents convaincus de la philosophie matérialiste et de la survie du mieux adapté :
Mao Tse-Tung (77 millions de morts)
Mao Tse a évoqué Darwin et Huxley parmi ces auteurs favoris. Il a affirmé que le socialisme chinois était basé sur Darwin et la théorie de l’évolution.
Stalin (20 millions de morts)
Stalin est devenu athée suite à la lecture de L’origine des espèces de Charles Darwin.
Hitler (5 millions de juifs tués)
Les leaders allemands responsables de la mort de 5 millions de juifs étaient fortement motivés par l’idée de la survie du plus fort. Une race humaine idéale a même été décrite. Un article soutenu par 75 références à des documents historiques et scientifiques démontre la forte affiliation entre le régime hitlérien et la théorie de l’évolution. (« Le darwinisme et l’holocauste nazi » (2002), Jerry Bergman, Ph.D.) http://www.creationnisme.ca/publication/articles/holocauste.jsp?section=publication
 
2.       Le créationnisme, né de la négation de l’évolution des espèces par la sélection naturelle (…)
Ceci est totalement faux. La majorité des fondateurs des sciences ont été créationnistes. Le créationnisme était la théorie dominante bien avant que naisse le mouvement évolutionniste. D'ailleurs, le texte lui-même l’admet explicitement à quelques autres endroits.   
 
3.       La cible première des créationnistes contemporains, essentiellement d’obédience chrétienne ou musulmane, est l’enseignement. Les créationnistes se battent pour que leurs thèses figurent dans les programmes scolaires scientifiques. Or, le créationnisme ne peut prétendre être une discipline scientifique.
La majorité des centres scientifiques créationnistes d’où sont produites toutes les publications promeuvent le créationnisme dans la société en générale. Pour certains, ils requièrent tout au plus que l’évolution et la création soient enseignées honnêtement et conjointement tel que requis par la méthode scientifique qui prescrit l’étude de toutes les théories concernant une question particulière, et ce, dans le but d’éviter le dogmatisme.
Par exemple, la très influente Discovery Institute demande seulement que l’enseignement de l’évolution se fasse dans un cadre d’esprit critique et non pas imposé comme vérité absolue (ce qui est le cas actuellement dans bien des systèmes académiques américains).
 
4.       Les créationnistes remettent en cause le caractère scientifique de certaines connaissances et présentent la théorie de l’évolution comme une interprétation parmi d’autres.
Aucun exemple n’est fourni. L’accusation est complètement tordue puisque les créationnistes repoussent seulement l’hypothèse de l’évolution et celle-ci n’est supportée que par des fragments de fossiles ou des phénomènes isolés présentés très superficiellement (exemple la résistance des virus). Ce sont les grands constats* de la science qui ont apporté l’eau au moulin des créationnistes. Ceux-ci ne peuvent alors pas nier les connaissances acquises en science.
*Les symbioses, la complexité irréductible de la cellule, théorie de l’information, la discontinuité du registre fossile et l’explosion cambrienne, la « biomimetic », etc
 
5.       Nous sommes en présence d’une montée en puissance de modes de pensée qui, pour mieux imposer certains dogmes religieux, s’attaquent au cœur même des connaissances que nous avons patiemment accumulées sur la nature, l’évolution, nos origines, notre place dans l’univers.
Aucun dogme religieux n’est imposé par le créationnisme. Tout au plus, on pourrait dire que les conséquences philosophiques du créationnisme sont la croyance en Dieu et la foi en la Bible alors que l’évolutionnisme aurait pour conséquence potentielle l’athéisme, le rejet de la moralité et le racisme.
Encore une fois, les créationnistes s’opposent à l’évolution comme explication de nos origines, non pas à la science. L’évolution n’est pas une « connaissance », ni un fait. C’est au maximum une simple théorie motivée par une montée de l’humanisme à la fin des années 1800. Darwin a réinterprété des données collectées aux îles Galapagos 10 ans auparavant avant d’écrire son ouvrage. La théorie de Darwin a été popularisée dans le monde scientifique par deux « découvertes » : le crâne de l’Homme de Piltdown et les dessins d’embryons de Haeckel. Il s’avère que plusieurs décennies plus tard elles ont été prouvées comme frauduleuses. Les dessins frauduleux de Haeckel sont demeurés dans les livres académiques jusqu’en l’an 2000 environ soit 120 années après la publication originale et l’immédiate reconnaissance de leur statut fortement erroné.
Le Conseil est pourtant outragé par le « danger intellectuel » du créationnisme (amour, pardon, harmonie) mais ne semble pas très dérangé par le recyclage insensé de preuves tordues servant la propagande évolutionniste et les conséquences sociologiques de l’évolutionnisme (immoralité et racisme).
 
6.       Le risque est grand, en effet, que ne s’introduise dans l’esprit de nos enfants une grave confusion entre le registre des convictions, des croyances, des idéaux et le plan de la science au profit d’un «tout se vaut», d’apparence peut-être sympathique et tolérant, mais funeste en réalité.
C’est une autre accusation complètement tordue. L’enseignement unilatéral de l’évolution (et l’élimination de toute critique) correspond à du dogmatisme, c’est-à-dire l’imposition d’une « vérité » absolue. C’est aussi supprimer le droit des individus d’évaluer les théories avec un esprit critique. Enfin, ceci correspondrait à traiter les individus comme étant intellectuellement incapables, l’État décidant ainsi de ce qui est vrai à leur place et démonise toute autre alternative à la question.
La science peut faire son travail sans la politique. Si le créationnisme n’est pas scientifiquement soutenable, les individus peuvent très bien le réaliser eux-mêmes en considérant les arguments. Le Conseil veut supprimer le droit de parole des scientifiques créationnistes, ce qui est contraire à leur propre « credo ».
 
7.       Le créationnisme présente de multiples facettes contradictoires. L’«intelligent design» (dessein intellectuel), dernière version plus nuancée du créationnisme, ne nie pas une certaine évolution, mais prétend que celle-ci est l’œuvre d’une intelligence supérieure et pas de la sélection naturelle. Présenté de façon plus subtile, l’«intelligent design» n’en est pas moins dangereux.
Le Dessein intelligent n’accepte aucune forme d’évolution. D'ailleurs, le texte ne donne aucune source à ce sujet.
Les créationnistes acceptent que des changements puissent se produire et mener à une détérioration biologique. Dans ce sens, les évolutionnistes sont parfois tentés de se féliciter que les créationnistes croient aussi à une forme d’évolution.
Le problème majeur ici est la définition de terme. Les évolutionnistes ont tellement élargi la définition du mot « évolution » que la théorie n’est plus réfutable*, c’est-à-dire que n’importe quel changement au sein d’une espèce, même s’il s’agit d’une réduction des fonctions biologiques, est acclamé comme preuve de l’évolution. Pourtant, une détérioration de l’ADN (comme c’est le cas pour les bactéries résistantes aux antibiotiques) n’explique rien du point de vu des origines, bien au contraire.
Comment l’ADN a pu se complexifier ? Voilà la question qui se pose lorsqu’on aborde le sujet de l’origine des innovations biologiques, des nouveaux organes, etc.
Le créationnisme est plus restrictif et plus précis dans ses prédictions, donc davantage scientifique. Il stipule que SEULE la détérioration de l’ADN est possible au fil du temps. Imaginez qu’on copie à l’infini le contenu d’une disquette d’un ordinateur à l’autre. Il ne peut se produire qu’une détérioration de l’information. L’apparition de nouvelles informations fonctionnelles dans l’ordinateur est illusoire. Le créationnisme prédit que cela ne se passera jamais dans le monde vivant.
L’évolutionnisme, qui accepte les 2 cas de figure, est alors beaucoup moins scientifique, c’est-à-dire moins testable.
 
*La possibilité de réfutabilité est un critère fondamental qui caractérise une théorie scientifique. Si tout et son contraire peuvent prouver la théorie (ce qui arrive si la définition est trop large), c’est donc dire que cette théorie ne peut être testée scientifiquement. 
 
8.       L’Assemblée a constamment affirmé que la Science faisait partie de ses fondements. La Science a permis une amélioration considérable des conditions de vie et de travail, et est un facteur non négligeable de développement économique, technologique et social. La théorie de l’évolution n’a rien d’une révélation, elle s’est construite à partir des faits.
Nous constatons ici une répétition de la perpétuelle rhétorique évolutionniste. Le discours est totalement erroné du point de vue terminologique : l’évolution et la Science sont placées côte à côte, presque subtilement, comme s’il s’agissait du même sujet et que nier l’évolution serait un obstacle au développement économique, technologique et social. 
Les seuls faits qui composent la base de l’évolution sont la sélection naturelle et la variabilité génétique. Lors d’un voyage aux îles Galápagos en 1835, Charles Darwin étudia plusieurs spécimens dont les différentes espèces de pinsons vivants sur ces îles. Ce n’est que 10 ans plus tard qu’il commencera a tiré certaines conclusions à partir des observations qu’il aura fait en 1835.
Les becs des pinsons peuvent s’adapter selon les saisons de pluies qui influencent la dureté des coquilles des graines dont ils s’alimentent. Ces petits changements (grosseur, longueur, dureté du bec) sont sans direction et ne montrent pas une évolution du bec vers un autre organe plus « évolué ». Plus encore, lorsque les saisons de pluies reviennent à la normale, les becs des pinsons reprennent la forme normale. Darwin avait une vision extrêmement restreinte du phénomène. Il a extrapolé sa « découverte » comme si cette dernière pouvait expliquer l’origine des oiseaux, des reptiles, des poissons, autrement dit : de l’innovation biologique.
 
9.       Le créationnisme prétend à la rigueur scientifique. En réalité, les méthodes utilisées par les créationnistes sont de trois types : des affirmations purement dogmatiques,
Aucun exemple ni référence ne sont fourni. Remarquez que le créationnisme en appelle à une cause intelligente et externe pour l’origine de la vie. Prenez l’exemple d’un ordinateur : on peut très bien expliquer son fonctionnement par l’étude des composantes internes et aucune cause externe n’est nécessaire. Le système, une fois existant, est autosuffisant.
Par contre, son origine fait intervenir une cause externe qui est supérieure. Ceci n’est pas une explication surnaturelle de l’origine de l’ordinateur, c’est plutôt une nécessité du point de vue logique.
De la même façon, le fonctionnement interne de la cellule s’opère sans le créateur et sans aucun processus d’évolution. Mais la question de l’origine est tout autre. La matière elle-même n’a pas pu écrire l’information génétique, qui est le plan de conception de la vie. Ce serait comme affirmer que le papier et l’encre sont la cause de l’origine d’un texte.
C’est la logique de base et elle n’a rien de dogmatique. C’est une théorie et elle n’est pas imposée dans les écoles (tel l’évolutionnisme) pas plus que dans les églises (le texte reconnaît lui même que le Pape a admis l’évolution).
 
(...) l’utilisation déformée de citations scientifiques
Les évolutionnistes sont outrés que les revues scientifiques soient truffées d’admissions des scientifiques qui vont dans le sens du créationnisme. Par exemple, les grandes constatations qui ressortent de l’analyse des fossiles sont piles sur les prédictions créationnistes. Même si les scientifiques qui admettent la forte discontinuité du registre et l’apparition soudaine des faunes ne sont pas des créationnistes, cela n’empêche pas que leurs observations servent la cause créationniste. Les tenants de l’évolution crient au scandale, y voient une contradiction et concluent immédiatement à la déformation des citations (qui sont pourtant intégralement rapportées avec référence).
David Raup est le curateur de géologie au « Field Museum of Natural History » jusqu ’en 1994:
 
« Plutôt que de trouver un déroulement graduel de la vie, ce que les géologues de l'époque de Darwin et de notre temps trouvent, c'est un registre très inégal et incohérent; c’est-à-dire que les espèces apparaissent très soudainement dans la séquence, qu’elles démontrent peu ou pas de changements durant leur existence dans le registre, et qu’elles quittent abruptement le registre. Et on ne peut pas toujours conclure, en fait on peut rarement conclure, que les descendants étaient mieux adaptés que leurs prédécesseurs. En d'autres mots, l'amélioration biologique est difficile à trouver. »
 
« Ainsi, les trilobites utilisaient, il y a 450 millions d'années, un design optimal dont la création aujourd’hui nécessiterait un ingénieur optique très imaginatif et bien formé. »
 
Raup, David M., “Conflicts Between Darwin and Paleontology,” Bulletin, Field Museum of Natural History, vol. 50 (Janvier 1979), pp. 22-29.
 
(…) et le recours à la caution de scientifiques de renom qui ne sont, la plupart du temps, pas biologistes.
Tous les centres de recherches créationnistes ont à leur service des doctorats dans divers domaines scientifiques, dont la biologie. De toute façon, la science n’est pas un concours de popularité et une affirmation n’est pas plus véridique parce qu’elle est soutenue par un biologiste.  
 
10.       Le progrès de la recherche médicale en vue de parvenir à lutter efficacement contre le développement de maladies infectieuses telles que le sida est impossible si l’on nie tout principe d’évolution.
L’évolution n’a jamais aidé dans ce domaine et pire encore, elle a été un grave obstacle à l’avancement médical : au début du 20e siècle, on avait répertorié près d’une centaine d’organes qu’on croyait être des « vestiges » de l’évolution. Des organes humains pour lesquels on n’identifiait aucune fonction biologique. Leur ablation apparaissait sans risque (l’appendice, les amygdales, etc). Or, on sait très bien aujourd’hui que chacun de ses organes possède des fonctions particulières. On peut certes vous enlever l’appendice sans vous tuez, mais celui-ci joue un rôle immunitaire. Il en est de même pour tous les organes dits « vestigiaux ». Ce fut une erreur monumentale qui est une conséquence directe de la croyance évolutionniste.
La recherche antivirale ne concerne pas l’évolution de Darwin. Elle concerne des micros changements d’un organisme non vivant.  
 
(...) On ne peut pas avoir pleinement conscience des risques qu’implique le recul significatif de la biodiversité et le changement climatique si l’on ne comprend pas les mécanismes de l’évolution.
Si on en croit l’évolutionnisme, les changements climatiques ne feront que favoriser l’évolution et l’adaptation des espèces vivantes. Le créationnisme, lui, admet que les espèces vivantes sont apparues dans un court laps de temps et que les relations qui les lient (les symbioses) étaient opérationnelles au moment de la création : ceci est une nécessité dans notre modèle. Le créationnisme rejette l’idée que les espèces pourraient développer des adaptations. Les changements climatiques entraîneraient donc des extinctions massives.
En bref, l’admission du créationnisme rend les changements climatiques beaucoup plus préoccupants.
 
11.       Notre modernité se construit sur une longue histoire qui passe notamment par le développement des sciences et des techniques. Cependant, la démarche scientifique reste encore mal comprise ce qui risque de profiter au développement de toutes formes d’intégrismes et d’extrémismes, c’est-à-dire aux atteintes les plus virulentes menées contre les droits de l’homme. Le refus de toute science constitue certainement l’une des menaces les plus redoutables qui planent au dessus des droits de l’homme et du citoyen.
Ces affirmations sont aussi tendancieuses que haineuses. Elles dépeignent les scientifiques créationnistes comme des fous dangereux alors que ce sont des penseurs qui ont décidé de ne pas se soumettre au monopole idéologique de l’évolution parce qu’ils ont jugé que les pacotilles du discours évolutionniste ne sont pas convaincantes.
Cette attaque du Conseil est inadmissible et condamnable. Elle affiche une intolérance démesurée en passant par des affirmations gratuites qui, encore une fois, entremêlent Science et évolution. À la lecture de ce point, on pourrait se demander si on assiste au retour des croisades.
 
12.       Le combat mené contre la théorie de l’évolution et ses défenseurs émane le plus souvent d’extrémismes religieux proches de mouvements politiques d’extrême droite. Les mouvements créationnistes possèdent un réel pouvoir politique. En réalité, et ceci a été dénoncé à plusieurs reprises, les tenants du créationnisme strict souhaitent remplacer la démocratie par la théocratie.
Les organisations créationnistes sont composées et supportées principalement par des scientifiques bénévoles et parfois rémunérés. Voilà le vrai portail. Le Conseil semble vouloir entrer à coup de marteau dans l’esprit du lecteur que les créationnistes sont de méchants extrémistes. Ce n’est autre chose que de la propagande haineuse.
 
13.       Tous les grands représentants des principales religions monothéistes ont une attitude beaucoup plus modérée, à l’instar du Pape Benoît XVI qui, comme son prédécesseur le Pape Jean-Paul II, salue aujourd’hui le rôle des sciences dans l’évolution de l’Humanité et reconnaît que la théorie de l’évolution est «plus qu’une hypothèse».  
Voici une autre belle démonstration du détachement entre le créationnisme et les religions.
 
14.       L’ensemble des phénomènes concernant l’enseignement des évolutions en tant que théorie scientifique fondamentale est donc essentiel pour l’avenir de nos sociétés et de nos démocraties. À ce titre, il doit figurer de façon centrale dans les programmes généraux d’enseignement, et notamment au cœur des programmes scientifiques.
Quels sont les fruits de l’évolutionnisme qui sont si importants pour nos sociétés ? Le racisme, l’immoralité ou encore les fraudes, les spéculations, les extrapolations basées sur des fragments de fossiles, etc ? En quoi l’évolutionnisme a-t-il un rapport avec la démocratie ?
La suppression du droit de parole des scientifiques créationnistes ressemble à la guerre menée contre Ludwing Boltzmann, physicien qui promouvait (appuyé par la Loi des gaz parfaits) l’idée que la matière est faite de corpuscules invisibles (atomes). Le monopole idéologique de l’époque empêchait que l’on propose l’existence de quelque chose d’invisible. Des scientifiques renommés ont alors mené une guerre farouche contre Boltzmann, mais les travaux d’Einstein publiés quelque temps plus tard ont accordé la victoire définitive à Boltzmann.
Autre élément notable : le discours du Conseil contient certains éléments analogues au discours des dictateurs sanguinaires du 20e siècle c’est-à-dire qu’au nom du « Bien commun » (ici la démocratie), nous « supprimerons » les détracteurs, ce qui est contraire à la démocratie …
 
(…) Du médecin qui, par l’abus de prescription d’antibiotiques, favorise l’apparition de bactéries résistantes, à l’agriculteur qui utilise inconsidérément des pesticides entraînant ainsi la mutation d’insectes sur lesquels les produits utilisés n’ont plus d’effet, l’évolution est partout présente.
Ceci est une erreur fondamentale encore due à un manque de précision des termes. Des bactéries mutantes peuvent devenir résistantes aux antibiotiques lorsque la protéine bactérienne visée par l’antibiotique est déformée par mutation. La déformation réduit le potentiel biologique de la protéine, mais déjoue l’antibiotique qui ne peut plus se fixer à sa cible.
Le résultat : les bactéries « handicapées » survivent mieux lorsqu’en présence de l’antibiotique et deviennent donc la génération dominante.
Constats : la nouvelle génération de bactéries n’a rien de plus du point de vue génétique : le même nombre de gènes, le même nombre de fonctions biologiques, mais avec un potentiel réduit. Le coût de la survie a été de réduire les capacités de la bactérie. La protéine déformée accomplit moins efficacement sa fonction, mais elle évite du même coup d’être neutralisée par l’antibiotique.
Selon le Conseil (et c’est l’avis des évolutionnistes) ceci représente l’évolution en action, c’est à dire le processus qui explique comment une bactérie a pu être transformée pour devenir une cellule eucaryote (le type de cellule composant les plantes et les animaux) et ensuite devenir des êtres multicellulaires et pour finir voir apparaître les innovations biologiques comme les ailes d’insectes, les yeux, les branchies, la reproduction sexuée, etc.
Ces « passages » requièrent l’ajout successif de milliers de gènes hautement spécifiques. À l’opposé, l’exemple de la résistance aux antibiotiques montre une détérioration de l’ADN bactérien.
Nous sommes en présence de personnes ne connaissant pas :
1)    leur propre théorie et ses prédictions ;
2)    ce que la question des origines est vraiment (l’apparition des espèces et des caractères qui les distinguent) ;
3)    les causes sous jacentes au phénomène de la résistance aux antibiotiques ou insecticides.
 
15.       L’importance de l’enseignement du fait culturel et religieux a déjà été soulevée par le Conseil de l’Europe. Les thèses créationnistes, comme toute approche théologique, peuvent éventuellement, dans le respect de la liberté d’expression et des croyances de chacun, être exposées dans le cadre d’un apprentissage renforcé du fait culturel et religieux mais elles ne peuvent prétendre à la scientificité.
Il y a encore un problème de définition. Quels sont les critères d’une théorie dite scientifique? Le texte du Conseil ni fait nullement référence, ce qui rend l’accusation gratuite. La réponse au point nº 7 montre que le créationnisme répond mieux à ces critères que l’évolutionnisme.     
 
16.       La Science est une irremplaçable école de rigueur intellectuelle. Elle ne prétend pas au «pourquoi des choses» mais cherche à comprendre le «comment».
Le Conseil devrait savoir que la Science est la recherche objective de la vérité. Ce qui est vrai ou faux sera découvert grâce à la Science non pas grâce à la politique ou la propagande haineuse.
Aucune résolution ne changera la réalité du registre fossile qui se résume par deux grandes règles énoncées par Gould (fervent évolutionniste) et qui concordent parfaitement avec les prédictions du modèle créationniste :
« L’extrême rareté des formes de transition est le secret de fabrique de la paléontologie... L’historique de la plupart des espèces fossiles comprend deux caractéristiques allant à l’encontre du gradualisme :
1. La fixité. La plupart des espèces ne démontrent aucun changement de direction tout au long de leur durée sur terre. Dans le registre fossile, leur apparence est à peu près la même à leur disparition; les changements morphologiques sont habituellement limités et sans direction.
2. L’apparition soudaine. Peu importe la zone locale, les espèces n’apparaissent pas graduellement, à la suite de la transformation constante de leurs ancêtres; elles apparaissent plutôt tout d’un coup et « complètement formées »
S.J. Gould; Natural History 86:14 (1977)
 
17.       L’étude approfondie de l’influence grandissante des créationnistes montre que les discussions entre créationnisme et évolution vont bien au-delà de querelles d’intellectuels. Si nous n’y prenons garde, les valeurs qui sont l’essence même du Conseil de l’Europe, risquent d’être directement menacées par les intégristes du créationnisme. Il est du rôle des parlementaires du Conseil de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
L’influence créationniste est grandissante parce que l’information est diffusée et que les arguments créationnistes ne sont autre chose que les grands constats biologiques. Par exemple, les études récentes sur le génome minimal ont montré que la vie ne peut pas être réduite à une « proto cellule », même dans l’imaginaire. Les études ont été menées sur les bactéries les moins complexes (les mycoplasmes) et ont montré qu’un seuil minimal d’information génétique est absolument nécessaire pour qu’une cellule, dans les conditions les plus idéales, arrive à se dupliquer. Ce niveau infranchissable a d’abord été établi à près de 300 gènes, mais les études plus récentes avancent un nombre plus important.
Nancy A. Moran Microbial Minimalism: Genome Reduction in Bacterial Pathogens, Cell, Vol 108, 583-586, 8 (mars 2002).    
 
Conclusion
Nous avons constaté que le projet de résolution du Conseil représente une atteinte à la « démocratie intellectuelle » et une offense terrible à la méthode scientifique qui prescrit l’étude de toutes les théories relatives à une question particulière.
Aucune théorie scientifique crédible ne requiert l’appuie des politiciens et d’une résolution abolissant les théories compétitrices. Avoir des alternatives en science est un fondement pour l’enrichissement intellectuel et la pensée critique.
Pour finir, le discours du Conseil est empreint d’erreurs terminologiques, d’insinuations, de déformations, de propagande haineuse, de faussetés sans oublier l’absence de références à de réels documents scientifiques objectifs.
Je résumerais ainsi : un énorme manque de sérieux.
Par Josias - Publié dans : lifeorigin
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